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La lumière, un élément de participation et d’engagement des habitants
LUCI pour Lighting Urban Community International est le réseau international des villes sur l’éclairage urbain. Il rassemble, depuis Lyon, une communauté éclairée de 70 villes issues de 46 pays différents et s’appuie sur une quarantaine de membres associés, des grands industriels de l’éclairage aux studios indépendants de concepteurs lumière en passant par les organisateurs de festivals lumière et les centres de recherche. Dirigée par Mark Burton-Page, l’organisation travaille collectivement à l’amélioration des politiques urbaines d’éclairage.

Dans quel contexte le réseau LUCI est-il né ?

En 2002, à l’initiative de Lyon, des villes du monde entier se sont réunies avec l’envie commune de dialoguer sur la lumière dans la ville, l’une des composantes majeures des politiques d’urbanisme et de rayonnement international. L’objectif était, à l’époque comme aujourd’hui, de favoriser au sein du réseau LUCI l’échange d’expériences, d’idées sur l’éclairage, d’être la voix des villes au niveau international pour développer ensemble des réponses face aux défis de la ville d’aujourd’hui et de demain.   

LUCI a fêté ses 15 ans en 2017, que représente le réseau aujourd’hui ?

70 villes, 46 pays, 4 continents et plus de 100 millions d’habitants, mais aussi plus de 40 membres associés ! C’est un réseau très dense, vivant, avec de multiples composantes et activités que ce soit sur la fabrication d’une intelligence collective ou l’échange de savoir-faire, le renforcement des capacités des villes sur la lumière urbaine. Nous avons structuré 5 piliers d’actions autour de grand enjeux sociaux et urbains auxquels la lumière permet d’apporter une réponse : la santé et le bien-être, la cohésion sociale, les espaces publics, l’art et la culture, la gouvernance urbaine. Récemment, LUCI a ouvert un bureau pour l’Asie en Corée du Sud, hébergé par la ville de Séoul car renforcer notre base de membres fait partie de nos ambitions pour les années à venir.

Avec de grands chantiers opérés dès cette année… 

2018 est une grande année pour LUCI. Nous mettons en œuvre deux évènements internationaux. « La Ville à la loupe », à Toulouse du 23 au 25 mai prochain, proposera aux participants de visiter des installations, d’expérimenter en direct ses innovations, de poser des bonnes questions sur l’éclairage de demain. En fin d’année, nous serons ensuite à Rabat, au Maroc, pour notre grande assemblée générale annuelle, le forum international des villes sur l’éclairage urbain. 2018 verra enfin le lancement du prix international « Cities & Lighting Award » visant à célébrer les pratiques exemplaires en éclairage urbain. Nous recherchons d’ailleurs des partenaires, avis aux amateurs ! 

Quels sont à vos yeux les grands enjeux de demain quand on parle de lumière ? 

La finalité c’est de rendre la ville plus belle, plus durable et plus intelligente, plus fonctionnelle et plus sûre pour tous les citoyens. Sur ces points, la lumière urbaine peut jouer un rôle, en particulier lorsque tombe la nuit. Elle devient en effet un connecteur logique, une réassurance, dont l’efficacité énergétique et la qualité environnementale doivent être exemplaires. Elle permet d’assurer une activité économique dans des villes qui vivent de plus en plus 24h/24, elle donne de la fierté aux habitants, elle renforce l’image et le sentiment d’appartenance, offre aux lieux une âme et une atmosphère...   

Comment y travailler ? 

Les défis sont aujourd’hui technologiques, citons par exemple l’interopérabilité des systèmes de pilotage de l’éclairage*, mais aussi environnementaux avec le passage à des sources plus économes en consommation partout sur la planète. Ils sont aussi culturels, avec la nécessaire prise de conscience d’une lumière capable d’être un vecteur artistique majeur, ou encore sociétaux car la lumière peut devenir un élément de participation et d’engagement des habitants, de réappropriation des espaces. Nous sommes dans une période charnière où tous ces sujets doivent être traités de front, en gardant en tête l’objectif principal : améliorer la qualité de vie pour les citoyens à travers le monde. 

Quels sont pour vous les principaux avantages d’un projet comme LUMEN ? Quel rôle jouera LUCI ? 

LUMEN permettra, c’est sûr, de renforcer l’écosystème lyonnais et régional mais aussi de rayonner au niveau national et international. Le changement copernicien qui doit s’opérer est celui des usages : l’éclairage de demain doit être à la fois plus flexible et connecté, plus efficace et tourné vers et pensé pour l’humain. Et cela nécessite une coopération transversale dans la chaîne de valeur… Ce que devrait permettre un rapprochement physique des acteurs de la filière au sein de LUMEN. L’éclairage de demain dans un secteur en pleine mutation doit être pensé de manière collaborative et les usagers attendent beaucoup de ce nouveau type de dynamique. LUCI a déjà prévu de relayer ce projet dans son réseau mondial et restera très attentif au développement de LUMEN comme un lieu de rassemblement.

La lumière pour vous c’est… 

… une matière puissante qui peut permettre l’engagement de tous pour rendre les villes plus belles, plus durables, plus humainement et technologiquement connectées.

* A terme, tous les protocoles de communication et de gestion liés aux infrastructures d’éclairage d’une ville pourraient communiquer entre eux, favorisant le croisement des données et la liberté de choix des villes là où chaque objet, chaque marque dispose aujourd’hui le plus souvent de son propre système fermé.


La finalité c’est de rendre la ville plus belle, plus durable et plus intelligente, plus fonctionnelle et plus sûre pour tous les citoyens.
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